Totalement hors-sujet, mais tout de même :
acpiknik a écritTa réaction me fait penser à celle d'un ado à qui on dit "ne gâche pas ta nourriture, certain n'en on pas." Enfant, il se questionne, et en arrive à la conclusion qu'en effet, il ne peut se donner les moyens de gâcher. Ado, il répond "Tu veux que je lui envoi mes pâtes par la poste ?".
Le simple énoncé « ne gâche pas ta nourriture, certains n'en ont pas » est aberrant ; et la réponse de l'« ado » est ici beaucoup plus adaptée que celle de l'« enfant ».
À moins d'avoir, juste sous sa fenêtre, quelqu'un qui crève de faim et à qui on pourra donner la fin du plat, la nourriture arrivée dans l'assiette n'a aucune chance d'avoir le moindre semblant d'utilité pour les gens qui crèvent de faim (si on décide de la leur envoyer, elle sera devenue immangeable avant de les atteindre).
Par ailleurs, aucun lien logique raisonnable n'oblige à manger plus que son appétit juste parce que des gens, ailleurs dans le monde, n'ont pas suffisamment de nourriture. J'irais même jusqu'à dire qu'au contraire, se goinfrer plus que ce dont on a besoin
parce que des gens crèvent de faim est, éthiquement, plus condamnable que de laisser de la nourriture en plan parce qu'on a le ventre plein et qu'on ne peut rien en faire d'autre dans l'immédiat.
Ce genre d'énoncé, de la part des parents, équivaut à un chantage affectif auquel, personnellement, je dirais sobrement que je n'adhère pas. Mobiliser la misère du monde pour obliger ton gosse à faire quelque chose, ç'moche.
Ceci étant dit, belle prouesse, effectivement 🙂