billou a écritJ'en ai marre d'entendre les gens dire que la France est un pays d'assistés, de voir les gens s'engueuler pour de stupides clivages politiques, et continuer leur train train comme si tout allait bien !
Les gens sont manipulés de toutes parts, d'un côté on achète une paix sociale en fournissant un petit revenu aux gens qui n'auraient plus rien, de l'autre on divise les gens en disant que c'est le fric de ceux qui travaillent qui sera redistribué auprès de ceux qui ne travaillent pas.
D'un côté on fait culpabiliser les gens de ne pas trouver un emploi, de l'autre beaucoup savent que l'emploi en France devient une denrée rare dont la nécessité devient telle que les employeurs se permettent tout et n'importe quoi, tandis que décrocher un job s'apparente ni plus ni moins qu'au jeu des chaises musicales, et que leur nombre se réduit tous les jours.
Entre la modernisation, la robotisation, la délocalisation à l'étranger pour produire avec plus de flexibilité (pas de droit du travail, ou peu) et moins cher (employés sous payés, adultes et enfants, peu éduqués et serviles), comment peut on s'imaginer une seule seconde qu'une croissance positive et le plein emploi soient encore possible en France ? Et si l'on en a conscience, pourquoi est ce que ces gens continuent ainsi de s'acharner sur ceux qui galèrent ou se confortent des aides ?
Quand est ce que les gens vont finir par demander des comptes aux différents politiciens qui se sont succédé et n'ont pas respectés leurs engagements ? Aux entreprises qui font de "l'optimisation fiscale" ? Aux États qui nous réclament le respect du libre échange alors qu'ils font eux même du protectionnisme ? Aux personnes n'ayant pas respecté le choix des français sur le rejet du traité de Lisbonne ? Aux banques qui nous rackettent depuis qu'elles ont convaincu les instances politiques décisionnelles de l'État et de l'Europe d'emprunter auprès du privé avec intérêts, qui participent à l'inflation en créant de l'argent à partir de rien lors d'un accord de crédit tout en ayant un pouvoir d'asservissement total sur ceux ayant la responsabilité de rembourser quelque chose qui n'existait même pas, et même plus avec les intérêts ? À la Norvège de nous avoir vendu du saumon nourris aux pesticides de Monsanto ? Aux lobbys de la culture de nous avoir pondu cette horreur chère et inutile qu'est l'hadopi ? Aux différentes instances ministérielles de ne pas passer d'appels d'offres alors qu'il le faudrait, et magouillent avec certaines entreprises quand il ne faudrait pas ? À AREVA pour avoir, sous son ancien nom, d'avoir pollué de déchets et minerais radioactifs un peu partout en France, des bâtiments comme des routes, des parkings, et même des champs, et des cours d'eau ?
La liste est longue et je suis loin d'avoir tout mis, mais j'en ai marre de tout ça, et j'en ai assez de voir les gens, feindre d'ignorer la situation et continuer de trimer comme des veaux comme si de rien n'était !
Mon souhait, pour ces fêtes, et la nouvelle année, est que les gens puissent enfin se rendre compte qu'ils ont le pouvoir de changer les choses, par leur volonté, leurs actions, leurs choix de vie, s'ils choisissent ou non de consommer, et la manière dont il le font... Et qu'on n'a pas à leur dicter la façon dont ils doivent vivre en société... Qu'ils peuvent s'émanciper, trouver et travailler sur d'autres modèles, ce ne sont pas les exemples qui manquent... Beaucoup de gens ont commencés cette transition.
D'ailleurs même ici, utiliser du logiciel libre, promouvoir cet écosystème et échanger sur le sujet et donner de son temps sans attendre forcément de retour ou bénéfice financier, ça s'apparente déjà à une transition... 🙂
L'espoir d'une démocratie participative plutôt que représentative en somme.
Bonnes fêtes à tous !
Je pense que l'on peut être heureux (individuellement mais aussi collectivement) tour à tour dans le système, ou hors du système, ou contre et perpendiculairement au système. Peu importe.
Mais pour cela, il faut commencer par cesser de désigner sans cesse tout ce qui serait extérieur à nous comme seul responsable de tous nos maux. Nous en sommes responsables tout autant. Il faut faire un travail sur nous-mêmes. Car je le répète : quelque part nous avons ce que nous méritons et nous méritons ce que nous avons, parce que c'est à notre image.
La médiocrité de nos hommes politiques ? C'est la nôtre. Si nous étions plus géniaux, ils le seraient probablement eux aussi.
Et puis : nous sommes tellement heureux de leur laisser faire le sale boulot que nous n'aimerions pas faire (mais dont nous raffolons de parler au Café du Commerce) : à savoir la politique.
Déjà, à Athènes, au V° siècle av JC, il fallait les marquer les citoyens à la corde rouge pour leur rappeler leur devoir de participer aux séances de l'Ecclésia sur la colline de Pnyx parce qu'ils préféraient continuer à travailler dans leurs champs ou bavarder sous les platanes de l'Agora.
Aujourd'hui, ça n'a pas vraiment changé.
Pourtant une solution existe (certes difficile à mettre en œuvre à grande échelle mais qui pourrait constituer un sacré challenge à mener sur le long terme): démocratie directe avec tirage au sort.
Oui, mais là nous les Gaulois, rien qu'aux prémisses, on ne trouve plus personne, sinon plus grand monde. Non, le jeu de massacre des Guignols de l'Info et le Café du Commerce pépère, c'est tellement plus confortable ! Et c'est quand même un sport national dont on ne pourrait absolument plus se passer.
Je parlais précédemment de l'addiction aux jeux vidéos. En fait, tous les outils (ordinateurs/ smartphones/consoles de jeux) et tous leurs contenus actuels (Internet/Google/Facebook/Twitter/ tous les réseaux sociaux/ tous les forums de discussion), bref : petit à petit, c'est toute la vie numérique qui devient le nouvel opium des peuples. Et ce n'est pas un opium qui nous serait envoyé de l'extérieur. On ne serait pas victime d'un "complot" venant de je ne sais quelle oligarchie dominante cherchant à nous abrutir et à nous réduire. Non. Car nous ne sommes pas que consommateurs de cet opium, nous en sommes aussi les créateurs et les acteurs. Tous. Alors...Voilà, ça on ne voudrait le lâcher pour rien au monde. On en serait privé demain matin, que demain soir on assisterait à la plus grande révolte mondialisée de tous les temps.
Mais je pense aussi qu'il faut cesser de penser que tout va mal dans le monde actuel.
Les médias nous abreuvent chaque jour, chaque minute, chaque seconde des catastrophes, des guerres, des meurtres, des vols, des viols, bref : des choses les plus noires, les plus sales, les plus tristes, les plus révoltantes. Tout ce que l'on reçoit chaque jour d'eux, pour peu qu'on les écoute un minimum, c'est pire que le lavage de cerveau des Coréens du Nord.
Mais c'est leur job aux médias de remuer sans cesse la merde, parce que c'est ce que les gens veulent consommer, au fond.
Imaginons une seconde que demain matin, tous les médias du monde se mettent à nous parler de tout ce qui va bien et tourne rond dans le monde : et bien, il y en aurait certainement bien plus à dire que tout le reste. Oui mais ce serait vite lassant et gonflant. Et pourtant, je demeure persuadé que la population mondiale se porte globalement mieux qu'elle ne l'était au siècle dernier, pas dans tous les domaines certes, mais dans beaucoup de domaines. Mais ça ne serait pas « vendeur » de le dire ni de le démontrer.
Autre chose : la « spécificité française ». Je me dis parfois que nous sommes probablement le peuple le plus tordu de la Terre. Jamais contents (avec pourtant de nombreuses raisons de l'être- contents- ) et perçus à juste titre à l'étranger comme tout le temps râleurs, individualistes et arrogants et donneurs de leçons et affectés d'un incorrigible sentiment de supériorité.
Je pense que nous aurions peut-être bien besoin d'une psychanalyse collective pour balayer devant notre porte, faire le ménage intérieur et tenter d'avoir un meilleur rapport à nous-mêmes
En attendant, ce qui nous fait vraiment défaut par rapport à d'autres « petits peuples » (j'emploie ici l'adjectif en termes démographiques) comme les Suisses et les Danois par exemple, c'est le sens du bien commun et un sens civique collectif ordinaire.
Eux se disent collectivement et individuellement heureux justement, parce qu'ils se sentent en sécurité, parce qu'ils se sentent libres et qu'ils ont confiance en l'avenir et qu'ils ont ce sens du bien commun que nous, individualistes enragés, nous avons largement perdu de vue.
En fait, je crois bien qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez nous.
Alors pas la peine d'espérer nous changer du jour au lendemain. Pas la peine non plus de vouloir que « le système soit plus fréquentable » : pour nous français, il ne sera jamais comme il faut qu'il soit et nous ne voudrons jamais reconnaître non plus que nous y contribuons grandement.
Mais je ne désespère pas : quelque part, on est comme les « bleus ». C'est quand on est acculés et au pied du mur qu'on est les meilleurs. Donc, quand on aura mis le FN au pouvoir c'est là qu'on se révoltera contre ça et qu'on saura réagir. Ça on sait faire. Et peut-être qu'après ce triste épisode (malheureusement possible), on deviendra alors collectivement- un certain temps- un peu meilleurs
En attendant, en dehors de tout ce « bruit du monde », je pense qu'il faut développer des programmes perso positifs qui, additionnés les uns aux autres, ne pourront produire collectivement que plus de positif.
Mon programme, moi, ce n'est pas de vouloir changer le monde ou attendre que le monde ne change, ni de passer mon temps à verser ma bile sur tout ce qui ne va pas à l'extérieur comme je voudrais que ça aille. Ça n'ira jamais comme je voudrais que ça aille.
Mon programme c'est de travailler à être heureux en dehors de tout ça en essayant de le répandre autour de moi et en évitant toutes les émotions négatives des gens et les pensées ou les manières d'être et de s'exprimer qui me seraient toxiques.
Voilà mon programme. Et celui-là, il n'est pas utopique, j'essaie simplement de me l'appliquer chaque jour.
Tout être, tout organisme fait un effort pour persévérer dans l'être. Et quand il persévère dans l'être, il grandit et il découvre la joie.
Quand il diminue dans l'être, il découvre la tristesse, la rancune, le ressentiment, l'aigreur etc...
La joie et la tristesse (et/ou la colère/ le ressentiment etc...) sont les principales émotions humaines.
A mon avis, il faut d'abord le plus souvent possible persévérer et grandir dans son être et il faut y croire. Après on verra...
Bonnes fêtes à toi 😉