Ignus a écritJe te propose de lire la différence entre les deux modèles de développement selon les critères de GNU afin de te forger ta propre opinion sur cette intéressante question.
« Problème » étant qu'en ne suivant que ce lien-là, on n'a qu'un seul des deux points de vue, ce qui n'est pas forcément la meilleure façon de se faire une opinion. Il faudrait également une page de l'OSI indiquant pourquoi il leur semble, à eux, que le point de vue de la FSF n'est pas le bon (mais je n'en ai pas sous la main).
Ceci dit, il convient de noter que certains membres de l'OSI (dont, notamment, l'un des co-fondateurs, je crois, mais je ne sais plus son nom. Pas ESR, en tout cas) sont plus ou moins récemment revenus sur leur choix de terme et ont déclaré que, bien qu'ils restent en désaccord avec la FSF, ils trouvent tout de même le terme de « libre » plus approprié, avec le recul.
Clémentv a écritIl donne vraiment l'impression que GNU essaye de s'approprier l'expression "logiciel libre".
Bah… c'est Stallman qui a inventé cette expression. Donc il ne se l'approprie pas, il définit son sens de base.
Je reprends toujours le même exemple, mais c'est un peu comme si tu reprochais à Aimé Césaire de “s'approprier” le terme de « négritude »…
Clémentv a écritLa liberté au sens large c'est faire ce que tu veux.
La liberté au sens large, ça s'applique aux humains, pas aux logiciels. Je suis en effet libre, si je peux faire ce que je veux. Mais je vois mal un logiciel, fut-il libre, faire ce que
lui voudrait.
C'est sur ce point que Stallman a posé une nouvelle expression, puisque ne correspondant pas aux autres usages du mot, et la définition qui accompagne cette nouvelle expression. Le problème de ce choix de « logiciel libre » étant précisément que le mot « liberté » renvoie à d'autres sens, et que ça peut provoquer des confusions.
Clémentv a écritC'est ce qu'on retrouve dans les licences équivalente au domaine public, par exemple : WTFPL (équivalent en français LPRAB), CC0.
Pour un point plus détaillé sur ces différentes licences et leurs appellations (avec plein de sens différents du mot « libre » en fonction des mots qui l'entourent), voir
ici, entre autres 😉).
Clémentv a écritLa licence GPL
La GNU GPL 😉 Il peut exister d'autres licences qualifiées de «
General Public License » que celle du projet GNU, alors mieux vaut préciser, au cas où.
Clémentv a écritLa plus couramment évoquée est l'obligation (donc une restriction des libertés) de fournir le code source des dérivés
Eùh, ça, ce n'est pas une restriction : c'est dans la définition de logiciel libre de permettre un accès au code source (car, sans le code source, la liberté d'étudier et de modifier ne tient pas la route, comme tu le remarques toi-même).
Clémentv a écritet d'utiliser la même licence.
Le « copyleft » (l'obligation de conserver les mêmes conditions) est un des gros points de désaccords entre les différents points de vue à ce sujet. Notamment, les gens qui travaillent sur du BSD ont tendance à considérer que contraindre le code à rester libre est une restriction intolérable.
Les deux points de vue se tiennent, il faut juste noter qu'aucune des deux visions n'est « plus libre » que l'autre, parce que les deux correspondent aussi bien à la définition de « logiciel libre ».
Clémentv a écritj'ai déjà du mal à les comprendre moi-même.
L'apport essentiel de la GNU GPL v3, c'est d'empêcher qu'on diffuse quelque chose incluant du logiciel libre, mais dans des conditions qui font que l'on n'a pas accès à cette liberté. Typiquement, le cas d'une combinaison matériel+logiciel qui refuse de fonctionner si le logiciel a été altéré.
zodd a écritOu est ce à considérer comme étant un fork au même titre de Mint?
Au passage, Mint non-plus ne correspond pas à la définition de « fork ».
En théorie, ce terme désigne le cas où un nouveau projet diverge du projet d'origine, et suit ensuite sa propre route (par exemple, LibreOffice est un fork d'OpenOffice.org). Mint, quoique n'étant pas géré par Canonical et reposant partiellement sur des dépôts tiers, s'appuie tout de même en grande partie sur Ubuntu et suit son évolution, comme ça a été dit.
Page non-entièrement dénuée d'une certaine mauvaise foi, mais bon, je vais éviter de redétailler ça 🙂